Les adjuvants des vaccins : Aluminium et AS04

 

 

Pour obtenir le taux d’anticorps le plus élevé, les scientifiques ajoutent aujourd’hui aux vaccins des adjuvants d’immunité. Ces produits mélangés aux autres forcent l’organisme à produire beaucoup plus d’anticorps.

 

L' aluminium 

L’aluminium est un adjuvant des plus courants, utilisé depuis près de 80 ans. On le retrouve dans la plupart des vaccins contre la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluchela Méningite ou l’Hépatite B et A

Exemple : Pentacoq et Infanrix

L’aluminium stimule majoritairement les macrophages

C’est un adjuvant inoffensif (à priori) lorsqu’il est injecté en quantité raisonnable ; de plus, il est peu puissant surtout lorsqu’il s’agit de stimuler les réponses des lymphocytes T4 et T8.

Certains témoignages et articles soulèvent cependant des questions. La quantité maximum admissible d’aluminium dans le sérum sanguin est de 15 µg par litre de sérum. Il est possible de calculer le nombre maximum admissible de microgrammes d’aluminium dans le plasma d’un individu.

  •  Tout d’abord on calcule grâce à l’âge, au poids et à la quantité de plasma pour cet âge, le volume plasmatique total de cette personne. La quantité de plasma (en mL/kg de poids) est déterminée en injectant chez des sujets un colorant, le Bleu Evans, qui colore le plasma mais ne peut pénétrer dans les globules.
  • Puis, on multiplie ce volume (en L) par 15, (15 µg d’aluminium par litre étant le maximum admissible) et on obtient un chiffre représentant le nombre maximum admissible d’aluminium (en µg) dans le plasma.
  • Il devient alors possible de poser le rapport entre la quantité d’aluminium injectée avec le vaccin et la quantité maximale admissible dans le plasma.

 

Prenons quelques exemples concrets. 

     Un homme adulte pesant 75 kg et ayant une quantité de plasma par kg de 41.1 ml/kg a 75 x 41,1 = 3 082,5 ml de plasma. Son sérum ne devrait pas excéder 15 µg/L, soit environ 3,08 x 15 = 46.2 µg d’aluminium. En vue d’un voyage, il effectue un rappel Boostrix (Diphtérie Tétanos Coqueluche) et une première dose de vaccin Hépatite A+B (Twinrix). Il reçoit alors 950 µg d’aluminium, soit plus de 20 fois la dose totale d’aluminium tolérable dans son sérum. (950 : 46,2 = 20)

boîte du vaccin InfanrixConsidérons un enfant de 4 mois qui pèse 5,910 kg. Son poids est à la limite inférieure de la normale. Son plasma est de 5,910 x 54,5 =322 ml soit 0,322 L. La dose maximale admissible d’aluminium dans son sérum sera de 0,322 x 15 = 4,83 µg. S’il reçoit à ce moment un vaccin Infantrix, il assimile 820 µg d’aluminium, soit 820 : 4.83 =170 fois la dose maximale admissible d’aluminium que son sérum sanguin peut contenir.

N’oublions pas que la vaccination n’est pas la seule source d’aluminium. En effet ce dernier peut être assimilé à travers la nourriture.

L’aluminium peut alors provoquer de la fatigue, de l’agitation, des pleurs inhabituels (pour les enfants), des pertes d’appétit, des irritations, des troubles de la vision, des vertiges, des troubles du système nerveux et parfois des encéphalopathies.

L'AS04

L’AS04 est un adjuvant de nouvelle génération. Il a été établi au cours d'essais cliniques que les antigènes combinés à l'AS04 induisaient une réponse immunitaire plus forte et constante que les mêmes antigènes uniquement combinés à du sel d'aluminium.

Cependant, il contient lui aussi de l’aluminium, qu’il associe aux MPL (monophosphoryl lipides).

Il agit donc partiellement comme l’aluminium en stimulant les macrophages. De plus, les MPL agissent sur les lymphocytes T4 qui augmentent leur sécrétion d’interleukine. Une MPL est une version purifiée des LPS (lipopolysaccharides), un des composants essentiels de la paroi de certaines bactéries très courantes. L’effet adjuvant de ces molécules est connu depuis longtemps, mais leur haute toxicité a exclu leur utilisation dans les vaccins. C’est ainsi que les MPL, qui sont des formes non toxiques de LPS obtenus à partir d’hydrolyses successives, font désormais partie de certains vaccins tels que le Cervarix.


En conclusion, d’un point de vue objectif, ces deux vaccins semblent efficaces. Grâce aux VLP, la réponse immunitaire de l’organisme est suffisamment élevée pour détruire les papillomavirus et ainsi protéger l’organisme. Cependant, en ce qui concerne leurs adjuvants respectifs et parfois même leurs autres composants (polysorbate 80, borate de sodium…), on pourrait remettre en question leur usage à large échelle. 

 

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