L'immunité vaccinale

 

Le vaccin contre le cancer de col de l’utérus repose sur les VLP (Virus like particules).

 Ces particules sont fabriquées à partir d’une protéine : la protéine L1 qui est une des principales constituantes de la capside virale du papillomavirus.

Ces particules ressemblent au virus mais ne contiennent pas son matériel génétique. Ainsi, elles ne peuvent générer de maladies puisqu’elles ne portent pas l’ADN du papillomavirus. Cependant, elles déclenchent une réaction immunitaire assez forte pour éliminer le virus lorsqu’il se présente. Puisqu’elles ressemblent à la capside virale du papillomavirus les VLP réussissent à tromper le système immunitaire, qui les considère alors comme des virus et produit un taux d’anticorps élevé.

Ces VLP sont fabriqués à partir de la protéine L1. Une fois retiré du génome du papillomavirus, le gène qui code la particule L1 est intégré à l’intérieur de levures, qui synthétisent la protéine L1. On effectue ensuite une purification. Or  une fois produite, cette protéine a une capacité spontanée à s’auto-agencer pour former une enveloppe sphérique (semblable à celle du virus).

Les étapes de la production des protéines L1

 

Endocol : Partie interne du col de l'utérus.

Exocol : partie externe du col.

 

 

Schéma du col de l'utérus

 

Lors d’une vaccination, les VLP sont injectées par voie intramusculaire et parviennent dans le sang. Or, lors des conditions d’une infection naturelle, le virus ne se retrouve jamais dans le sang puisqu’il est localisé en surface des muqueuses et dans les cellules du col utérin.

Ces VLP génèrent une très forte réaction immunitaire qui conduit à des taux d’anticorps anti-papillomavirus très supérieurs à celui observé lors de l’infection naturelle.

Ces anticorps, comme ceux produits lors de l’infection naturelle vont transsuder à travers les capillaires sanguins puis à travers les muqueuses et se retrouvent en surface du col de l’utérus où ils forment une barrière protectrice capable d’intercepter des papillomavirus.

Ainsi le col utérin est protégé contre les infections à papillomavirus et contre les lésions qu’ils peuvent éventuellement produire.

 

    Trois cas distincts de la vaccination.

Les femmes jamais exposées au papillomavirus sont celles chez qui la vaccination montre le plus d’efficacité. On observe une production d’anticorps très importante. Ceux-ci se concentrent à la surface du col de l’utérus et forment un tapis protecteur empêchant le passage de papillomavirus.

Les femmes qui ont été exposées au virus, sans qu’il ait provoqué de lésions, sont classées en deux parties. Celles qui l’ont rencontré et éliminé naturellement et celles qui n’ont pas réussi à l’éliminer et où le virus est toujours présent sans lésions apparentes. Dans le premier cas le vaccin garde toute son efficacité. En revanche dans le second cas, la vaccination a peu ou pas d’efficacité.

Les femmes chez qui le virus a produit des lésions ne peuvent utiliser la vaccination puisque cette dernière ne possède pas de vertu thérapeutique.

 

 

 

 

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