L'immunité naturelle face aux papillomavirus

 

En général, l’infection à papillomavirus est caractérisée par une réponse immunitaire naturelle insuffisante, qui de plus, ne procure pas de protection face à une nouvelle infection (contrairement à certaines maladies où les individus déjà infectés sont protégés face à une nouvelle exposition). 

La réaction des lymphocytes B contres les antigènes de la capside virale du papillomavirus, c'est-à-dire les protéines L1 et L2 aboutit à la création de populations de plasmocytes sécrétant des anticorps anti-papillomavirus.

Les lymphocytes T8, créés après identification de l’antigène, tentent d’éliminer les papillomavirus.

Les anticorps produits vont migrer à la surface du col de l’utérus. Ainsi, ils neutralisent les papillomavirus qui pourraient se présenter. Les complexes immuns sont alors digérés et éliminés par les phagocytes.

Or ce processus immunitaire est très peu performant, car il varie beaucoup d’un sujet à l’autre et la barrière que créent les anticorps à la surface du col est perméable et la mémoire immunitaire peu active. C’est pourquoi une infection à papillomavirus peut ne pas être enrayée.   

 

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